Les forces militaires américaines ont arraisonné le pétrolier M/T Tifani dans l’océan Indien dans la nuit de lundi à mardi. Cette opération intervient alors que le cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran arrive à son terme, fragilisant les perspectives de nouvelles négociations.
L’interception de ce navire, battant pavillon du Botswana, a été menée par le Commandement américain pour la région indo-pacifique (INDOPACOM). Un responsable de la Défense américaine a précisé que la saisie s’est déroulée dans le golfe du Bengale, entre l’Inde et l’Asie du Sud-Est. Le département de la Défense a justifié cette action par sa détermination à perturber les réseaux maritimes fournissant un soutien matériel à l’Iran, soulignant que les eaux internationales ne constituaient pas un refuge pour les navires sous le coup de sanctions.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le Tifani transportait une cargaison d’environ deux millions de barils de pétrole brut. Le navire avait chargé ce volume sur l’île iranienne de Kharg le 5 avril avant de traverser le détroit d’Ormuz. Ses derniers signaux le localisaient à mi-chemin entre le Sri Lanka et le détroit de Malacca, faisant route vers Singapour.
Sur le plan diplomatique, cette saisie complique les efforts de médiation du Pakistan pour relancer les pourparlers. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié l’arraisonnement de « piraterie maritime et de terrorisme d’État », tout en remettant en question la participation de Téhéran au second round de discussions prévu à Islamabad. De son côté, le président américain Donald Trump a réaffirmé sa volonté de maintenir un blocus strict sur l’Iran jusqu’à l’obtention d’un accord. Il a déclaré que l’armée américaine était « impatiente d’y aller » si aucun compromis n’était conclu, s’inscrivant dans le prolongement des récentes opérations militaires menées dans la région.



