La Corée du Nord a procédé à de nouveaux lancements de missiles balistiques en direction de la mer, au large de sa côte est, ce dimanche matin. Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un calendrier de tests militaires particulièrement actif depuis le début de l’année.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, les tirs ont eu lieu aux alentours de 6 h 10, à proximité de la ville côtière de Sinpo. Les autorités sud-coréennes et japonaises ont rapidement détecté les trajectoires. Le gouvernement nippon a précisé qu’aucune incursion des projectiles dans sa zone économique exclusive n’a été constatée.
Ces essais constituent le septième lancement de missiles balistiques par Pyongyang depuis le mois de janvier, et le quatrième pour le seul mois d’avril. En réponse à cette activité, l’armée sud-coréenne a renforcé son dispositif de surveillance en coordination directe avec les États-Unis et le Japon, tandis que le bureau présidentiel à Séoul a convoqué une réunion de sécurité d’urgence.
Ces tirs violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, une interdiction que le pays rejette au nom de son droit souverain à l’autodéfense. Ils interviennent par ailleurs alors que le Président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping préparent un sommet prévu à la mi-mai, au cours duquel le dossier nord-coréen sera abordé.
Cette démonstration de force s’accompagne d’inquiétudes sur les capacités de production du pays. Mercredi dernier, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a fait état d’avancées notables dans le programme de fabrication d’armes nucléaires de Pyongyang, mentionnant l’ajout probable d’une nouvelle installation d’enrichissement d’uranium. Fin mars, Kim Jong Un avait déjà déclaré que le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord était irréversible.


