Les États-Unis et l’Indonésie ont officialisé, lundi au Pentagone, un partenariat de coopération en matière de défense. Cet accord s’inscrit dans un contexte de négociations sur l’accès à l’espace aérien indonésien et de tensions énergétiques mondiales liées à la guerre au Moyen-Orient.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a reçu son homologue indonésien, Sjafrie Sjamsoeddin, pour la signature de cet accord. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, ce partenariat vise à codévelopper des capacités asymétriques sophistiquées, notamment dans les domaines maritime, sous-marin et des systèmes autonomes. Les deux pays, dont les forces armées participent chaque année à plus de 170 exercices conjoints, entendent ainsi améliorer leur préparation opérationnelle.
La conclusion de ce partenariat intervient alors que des rapports indiquent que Washington sollicite un droit de survol global et illimité de l’espace aérien indonésien pour ses avions militaires. Des médias ont affirmé dimanche que le président indonésien Prabowo Subianto avait approuvé cette proposition.
Face à ces publications, le ministère indonésien de la Défense a précisé qu’une simple lettre d’intention préliminaire était en cours de discussion interne. Rico Ricardo Sirait, porte-parole du ministère, a souligné que ce projet n’était ni finalisé ni juridiquement contraignant. Il a rappelé que l’autorité et le contrôle de l’espace aérien relèvent exclusivement de l’Indonésie, qui conserve le droit d’approuver ou de rejeter toute activité étrangère.
Sur le plan diplomatique, le président Prabowo Subianto poursuit ses consultations internationales. Attendu à Paris ce mardi pour une rencontre avec le président français Emmanuel Macron, il s’est préalablement entretenu à Moscou avec Vladimir Poutine sur des questions pétrolières.
L’Indonésie, comme d’autres nations, ressent les effets de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui entraîne une flambée des prix de l’énergie. Pour préserver ses réserves, le gouvernement de Jakarta a imposé le mois dernier un rationnement du carburant et instauré un jour de télétravail obligatoire par semaine pour les fonctionnaires.


