Au Burkina Faso, le bilan 2025 de la Politique nationale de développement (PND) 2021-2025 a été présenté mercredi 29 avril 2026 à Ouagadougou, lors d’une revue technique organisée par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette rencontre a permis de faire le point sur les résultats enregistrés à la fin du programme et d’examiner les perspectives liées au nouveau Plan Relance 2026-2028.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le Burkina Faso a affiché en 2025 un taux d’exécution global de 85,5% de la PND, soit une progression de 3,6 points par rapport à 2024. Le PIB réel a progressé de 5,3%, contre 4,8% l’année précédente. L’inflation a reculé à -0,5%, tandis que les recettes budgétaires ont atteint 3 714,2 milliards de FCFA, représentant 23% du PIB.
Sur le plan sécuritaire et humanitaire, le bilan fait état de la reconquête de 73% du territoire national. Il mentionne également la libération de 871 localités, la réouverture de 73 préfectures ainsi que le retour de 1,06 million de personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine. Ces données ont été présentées dans le cadre du rapport annuel de performance 2025 et du bilan consolidé 2021-2025.
Ouvrant les travaux au nom du ministère de l’Économie et des Finances, le secrétaire général Vieux Abdoul Rachid Soulama, également président du Comité technique national, a indiqué que la session visait à apprécier les acquis du cycle 2021-2025 et à examiner la matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants du nouveau plan. Il a rappelé que la session intervenait après l’adoption, le 29 janvier 2026, du Plan Relance intégrant la vision de développement du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le bilan présenté fait aussi état d’avancées sociales. Les autorités ont notamment mentionné la réalisation de la première transplantation rénale, de 162 chirurgies cardiaques, l’ouverture du Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo-Dioulasso ainsi que la construction de 25 nouveaux centres de santé et de promotion sociale. Dans le secteur agricole, la production céréalière a dépassé 7,14 millions de tonnes, couvrant 126,4% des besoins alimentaires du pays.
D’après Sud Quotidien, Vieux Abdoul Rachid Soulama a attribué ces résultats à « l’amélioration progressive de la situation sécuritaire et aux retombées de l’Initiative présidentielle dans le secteur agricole ». Il a également appelé les membres du Comité technique national à s’approprier la nouvelle matrice des réformes stratégiques pour la période 2026-2028.


