Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a exprimé son regret face à la décision de la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal de prolonger de 72 heures son mot d’ordre de grève, arrivé à échéance mercredi.
Dans un entretien accordé à l’APS, le ministre a appelé les acteurs du secteur au sens des responsabilités, tout en réaffirmant l’engagement de l’État en faveur du dialogue. Il a insisté sur le fait que cette ouverture ne constitue pas une faiblesse, mais bien un devoir, notamment dans un contexte marqué par la volonté de préserver un climat de stabilité sociale.
Yankhoba Diémé a également estimé que les divergences entre syndicats ne sauraient justifier un recours à la grève, rappelant que la détermination des participants aux négociations relève des autorités compétentes, et non des organisations syndicales elles-mêmes.
Lancée lundi par la Fédération des syndicats des transports routiers, la grève a fortement perturbé les déplacements dans plusieurs régions du pays. Toutefois, dans la capitale Dakar, l’impact est resté limité grâce à la mobilisation des bus de l’Association de financement des professionnels du transport urbain, qui ont assuré une relative continuité du service.
Malgré ces perturbations, les transporteurs ont décidé de reconduire leur mouvement de jeudi à samedi, dénonçant l’absence de réponses satisfaisantes à leurs revendications, notamment en ce qui concerne les tracasseries routières et le non-respect des engagements liés à la réduction des points de contrôle.
La Fédération a néanmoins réaffirmé sa volonté de privilégier le dialogue avec les autorités, tout en maintenant la pression à travers la poursuite de la grève.


