Depuis le début du mois de mars, la paralysie d’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde maintient les marchés internationaux sous tension. Face à cette situation qui menace l’approvisionnement énergétique global, le gouvernement américain vient de clarifier ses intentions pour forcer le déblocage de la zone.
Selon l’agence de presse Anadolu, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a détaillé lundi la feuille de route de Washington. Intervenant sur la chaîne Fox News, il a affirmé que les États-Unis reprendraient à terme le contrôle du détroit d’Ormuz. Pour rétablir la liberté de navigation, l’administration américaine envisage le déploiement d’escortes maritimes, qui pourraient être exclusivement américaines ou s’inscrire dans le cadre d’une coalition multinationale.
Lors de cette intervention, Scott Bessent a également abordé le rôle du groupe houthi au Yémen. Il a tenu à relativiser leur implication dans la situation actuelle en mer Rouge, précisant que ces derniers s’étaient montrés « très discrets ».
L’enjeu autour du détroit d’Ormuz est critique pour l’économie mondiale. Les perturbations enregistrées depuis plusieurs semaines affectent le transit quotidien d’environ 20 millions de barils de pétrole, ce qui représente près de 20 % de l’approvisionnement mondial. Cette fermeture de fait a déjà provoqué une hausse notable des cours de l’or noir et alimente les craintes de secousses économiques durables.
Cette annonce s’inscrit dans un climat d’extrême tension entre Washington et Téhéran. Donald Trump avait initialement fixé un ultimatum de 48 heures à l’Iran, menaçant de cibler les centrales électriques du pays si la voie maritime n’était pas entièrement rouverte. Ce délai a par la suite été prolongé par le président américain, en raison de négociations en cours.
Le contexte régional reste par ailleurs lourdement marqué par les conséquences des récentes opérations militaires. Les frappes conjointes américano-israéliennes menées contre l’Iran le 28 février dernier ont fait au moins 1 300 morts, parmi lesquels figure l’ancien guide suprême Ali Khamenei.

