Les récentes opérations militaires menées par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien n’ont pas épargné les infrastructures civiles et scientifiques. Alors que les tensions régionales ont franchi un palier critique depuis la fin du mois de février, une structure majeure du système de santé local, touchée par deux vagues de bombardements, vient de clarifier sa situation opérationnelle.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’Institut Pasteur de Téhéran a publié un communiqué détaillant l’impact des offensives subies les 28 février et 23 mars derniers. Cette première date coïncide avec le déclenchement d’une attaque conjointe américano-israélienne, survenue en pleine période de négociations entre Washington et Téhéran. Une escalade militaire qui a récemment mobilisé la diplomatie internationale, et à laquelle l’Iran avait riposté en ciblant Israël ainsi que des bases américaines dans la région.
Le bilan matériel communiqué par l’institution scientifique est lourd. Les frappes ont gravement endommagé, voire totalement détruit, des départements stratégiques tels que la Banque de cellules, les unités de recherche clinique et de lutte contre le paludisme, ainsi que plusieurs installations d’ingénierie et de sécurité. Des infrastructures qui représentaient, selon la direction de l’établissement, le fruit de décennies de travail.
Pour justifier ces ciblages, les États-Unis et Israël ont évoqué une « pollution environnementale ». Un argument perçu par l’Institut Pasteur comme un prétexte destiné à atténuer les réactions de l’opinion publique internationale. L’établissement rejette formellement ces allégations, affirmant qu’aucune contamination chimique n’a été détectée à la suite des bombardements.
Malgré ces destructions matérielles, ce centre de recherche et de production vieux de 106 ans a pris la décision de maintenir ses activités. La production dans le domaine de la santé, particulièrement la fabrication de vaccins et de sérums, va se poursuivre. Dans son communiqué officiel, l’institut assure que la communauté scientifique iranienne conserve la capacité de se redévelopper face aux menaces actuelles.

