
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré, vendredi dernier à Yokohama (Japon), le directeur général adjoint du FMI et le directeur du Département Afrique de l’institution. Selon la Présidence, les discussions ont porté sur les perspectives économiques du Sénégal et ont permis de réaffirmer « la volonté commune de renforcer le partenariat stratégique entre le Sénégal et le FMI ».
Déjà, lors de sa visite à Washington le 9 juillet, le chef de l’État avait échangé avec la directrice générale adjointe du FMI, Gita Gopinath, qui lui avait assuré du « soutien continu » de l’institution, malgré le contexte sensible lié aux déclarations erronées découvertes dans les finances publiques.
Une mission du FMI actuellement à Dakar
Cette audience intervient alors qu’une mission du FMI séjourne au Sénégal du 19 au 26 août 2025. Objectif : assurer le suivi technique des dossiers en cours et discuter de l’exécution budgétaire 2025, de la préparation de la Loi de finances initiale 2026, ainsi que des réformes attendues, renseigne Le Soleil.sn visité par Senego.
Cependant, le FMI a suspendu le décaissement prévu de 1,8 milliard de dollars, réclamant des engagements fermes de la part des autorités afin d’éviter toute répétition de la dissimulation d’indicateurs économiques, notamment une dette cachée estimée à 7 milliards de dollars.
Des tensions persistantes avec le gouvernement sénégalais
Ces échanges se tiennent dans un climat marqué par des critiques répétées du Premier ministre Ousmane Sonko envers le FMI. Le chef du gouvernement estime que l’institution « porte une part de responsabilité » dans la situation actuelle.
« Ils ne peuvent pas venir chaque année et ne pas voir des éléments aussi gros. On a l’impression qu’il y a une volonté d’asphyxier le pays, mais le Sénégal tient encore », avait-il affirmé le 1er août lors de la présentation du Plan de redressement économique et social (PRES). Selon lui, rien ne justifie le retard des décaissements.
De son côté, le FMI insiste sur la mise en œuvre de mesures correctives pour s’attaquer aux causes des erreurs constatées, condition indispensable à la conclusion d’un nouveau programme de financement.
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