Le système éducatif traverse une zone de turbulences marquée par des débrayages réguliers et un bras de fer autour des retenues sur salaires. Dans ce climat de tension entre l’État et les syndicats, une voix issue du parti au pouvoir s’est levée pour interpeller directement les acteurs du mouvement.
Selon les informations rapportées par IGFM, Me Babacar Ndiaye, Directeur général de la Société nationale de recouvrement (SNR) et responsable au sein de Pastef, a pris publiquement position sur la grève qui affecte actuellement les établissements scolaires. Il a fermement dénoncé le calendrier choisi par les syndicats pour mener leur mouvement.
« Le moment choisi par les enseignants pour décréter des mots d’ordre de grève, paralysant ainsi le système scolaire, est inconcevable et inacceptable dans un pays qui traverse d’énormes difficultés sur le plan financier et budgétaire », a déclaré Me Ndiaye. Face à cette situation économique qu’il décrit comme complexe, le responsable politique a invité les professionnels de l’éducation à revoir leur approche, les appelant à « faire preuve de patriotisme dans la revendication de leurs droits, dans ce contexte difficile pour le Sénégal ».
Cette sortie intervient dans une période où le front syndical s’est considérablement durci. En février, le gouvernement a appliqué de fortes ponctions sur les salaires des enseignants grévistes, des coupes allant de 50 000 à près de 300 000 FCFA selon les cas. Si le ministère de la Fonction publique a justifié ces retenues par les jours non travaillés, les organisations syndicales, notamment celles regroupées au sein du G7, ont dénoncé des prélèvements jugés excessifs et menacé d’une paralysie totale de l’école en guise de riposte.


