L’affaire avait débuté dans la banlieue de Dakar, mais c’est désormais la ville de Saint-Louis qui se retrouve au cœur d’une enquête judiciaire aux ramifications complexes et inquiétantes. Au total, huit personnes ont été interpellées dans le cadre du démantèlement d’un réseau criminel présumé, soupçonné non seulement d’implication dans des « actes contre nature », mais aussi de transmission volontaire du VIH.
L’enquête a connu une accélération significative ce mercredi, avec cinq nouvelles arrestations menées par la Section de recherches de la capitale du Nord. Selon les informations disponibles, c’est l’interpellation initiale d’une dénommée A. Cissé qui a mis les enquêteurs sur la piste saint-louisienne. D’abord appréhendée à Saint-Louis avant d’être transférée à Dakar, ses déclarations auraient permis de remonter la filière.
Placée sous mandat de dépôt mardi dernier par le juge du premier cabinet du tribunal de Pikine/Guédiawaye, A. Cissé a été inculpée aux côtés de trois autres complices présumés, A. A. Diop, S. Mbaye et M. Baldé, arrêtés quant à eux dans la capitale.
Les charges qui pèsent sur l’ensemble des mis en cause témoignent de la gravité des faits reprochés. Le parquet a retenu une série d’infractions lourdes : association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, mise en danger de la vie d’autrui, blanchiment de capitaux et complicité d’offre ou de cession de drogue. L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue complète de ce réseau et identifier toutes les personnes impliquées.



