Alors que l’attention internationale reste focalisée sur la situation à Gaza, une évolution majeure concernant la gestion administrative de la Cisjordanie suscite une vive réaction diplomatique en Europe. Suite à l’approbation par le cabinet de sécurité israélien de nouvelles directives visant les territoires occupés, le ministère français des Affaires étrangères a officiellement communiqué sa position sur la légalité de ces mesures.
Le Quai d’Orsay a exprimé une condamnation ferme concernant les récentes décisions visant à étendre le contrôle d’Israël sur certaines parties de la Cisjordanie, spécifiquement les zones A et B. Pour la diplomatie française, ces initiatives ne relèvent pas de la simple gestion administrative mais contreviennent directement au droit international. Paris qualifie ces actes de « remise en cause dangereuse » des cadres historiques de référence, notamment les accords d’Oslo et le protocole d’Hébron.
Au-delà de la critique juridique, les autorités françaises pointent un risque politique majeur. Selon les déclarations rapportées par l’agence Anadolu, ces mesures s’inscrivent dans une « logique d’annexion » qui menace la viabilité de la solution à deux États. Cette prise de position intervient à un moment critique, alors que les efforts internationaux tentent de consolider une seconde phase du plan de paix pour Gaza. La France estime que ces décisions unilatérales risquent d’alimenter les tensions et de nuire aux négociations en cours.
L’origine de cette friction diplomatique réside dans un communiqué conjoint des ministères israéliens des Finances et de la Défense, publié dimanche 8 février. Le document annonçait l’approbation de règles destinées à « modifier fondamentalement la réalité juridique et civile » en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967. Face à cette situation, Paris exige un retour en arrière immédiat et réaffirme son opposition à toute forme d’annexion, rappelant son engagement pour une paix conforme aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.


