
La conférence de presse annoncée par l’Alliance Pour la République (APR) ce mardi à 17 heures a viré à la confusion et à la tension. À l’heure où ces lignes sont écrites, la rencontre avec la presse n’a toujours pas démarré, laissant place à un climat électrique marqué par des altercations entre militants et journalistes présents sur les lieux.
Selon plusieurs témoins, la situation s’est envenimée à la suite de la conférence de presse de la ministre de la Justice, Yacine Fall, tenue plus tôt. Dans la foulée, l’intervention d’un militant de Farba Ngom lors d’un direct médiatique a mis le feu aux poudres. Ce dernier, en commentant les allégations de vidéos pornographiques retrouvées dans le téléphone du député-maire, a tenu des propos jugés graves et sensibles qui ont immédiatement provoqué l’ire de certains partisans présents.
Ces derniers accusent une partie de la presse d’avoir pris parti dans le traitement de l’information.
Très remontés, ils s’en sont pris verbalement à des journalistes venus couvrir l’événement, allant jusqu’à exiger leur départ immédiat des lieux. Une attitude fermement dénoncée par les professionnels des médias, qui rappellent leur rôle d’informer l’opinion de manière indépendante et responsable.
L’atmosphère, déjà lourde en raison du retard de la conférence, s’est ainsi transformée en scène de tensions ouvertes, mettant en lumière les relations de plus en plus crispées entre acteurs politiques et médias dans un contexte national particulièrement sensible.
À l’heure de la rédaction de cet article, aucune communication officielle n’a été faite par l’APR pour expliquer ce retard ou cet incident. La conférence de presse reste suspendue, tandis que ces événements soulèvent une nouvelle fois la question du respect du travail journalistique et de la sécurité des reporters au Sénégal.
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