L’ONG Jamra monte au créneau pour prévenir toute tentative d’extinction de l’action publique dans le dossier de mœurs actuellement sur la table des magistrats. Alors que l’instruction suit son cours, l’organisation islamique redoute que des mécanismes d’influence ne soient activés pour soustraire les mis en cause à la justice sénégalaise, pointant du doigt des leviers aussi bien nationaux qu’étrangers.
Dans une sortie relayée par nos confrères d’IGFM, Mame Matar Guèye a tenu à adresser un message direct aux procureurs Ibrahima Ndoye et Saliou Dicko. Le responsable de Jamra les invite à faire preuve d’une fermeté absolue face à ce qu’il qualifie de pressions venues de l’intérieur du pays et de l’international. L’objectif affiché par l’organisation est de faire barrage à toute manœuvre visant à étouffer l’affaire sous le poids d’interventions diplomatiques ou politiques.
Pour justifier cette inquiétude, Mame Matar Guèye s’appuie sur une jurisprudence diplomatique précise. Il a rappelé un épisode survenu en 2009, durant lequel le gouvernement français était officiellement intervenu dans une procédure similaire au Sénégal, au nom de la défense des droits liés à l’orientation sexuelle. En exhumant ce dossier, Jamra entend démontrer que les risques d’ingérence extérieure dans le traitement judiciaire des questions de mœurs sont une réalité historique et non une simple hypothèse.
Au-delà de la mise en garde, l’organisation réaffirme sa position aux côtés des autorités judiciaires et étatiques. Mame Matar Guèye a souligné que son entité reste mobilisée pour défendre les valeurs morales et religieuses du Sénégal, appelant par la même occasion les citoyens à maintenir une vigilance constante pour soutenir l’action des parquets face à ces pratiques.


