Une dépression hivernale d’une ampleur considérable traverse actuellement les États-Unis, plaçant les autorités en alerte maximale. Alors que les services météorologiques surveillent la progression d’un front froid intense, les gouvernements locaux multiplient les mesures préventives face à un phénomène qui menace de paralyser les infrastructures et la vie quotidienne d’une partie significative du pays.
Selon les données rapportées par Al Jazeera, cette tempête affecte directement 180 millions de personnes, soit près de la moitié de la population américaine. Le National Weather Service a indiqué que les intempéries, débutées vendredi dans les Rocheuses du Sud, doivent s’étendre vers le Nord-Est tout au long du week-end. Ce système météorologique ne se limite pas à de simples chutes de neige : il charrie un mélange complexe de pluie verglaçante et de grésil, rendant les conditions de circulation particulièrement périlleuses.
Face à cette menace, au moins 14 États, allant du Texas à New York en passant par la Virginie et le Mississippi, ont officiellement déclaré l’état d’urgence. Cette mesure administrative permet aux juridictions locales de mobiliser des ressources étatiques supplémentaires. La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a qualifié la situation de « combinaison très dangereuse de fortes chutes de neige et de températures extrêmement froides », mettant en garde contre toute complaisance de la part des habitants habitués aux hivers rigoureux.
Les prévisions annoncent jusqu’à 30 centimètres de neige sur un axe s’étendant de l’Oklahoma à Boston. Cependant, c’est la chute brutale des températures qui préoccupe le plus les experts. Une masse d’air froid suivra les précipitations, pouvant faire descendre le ressenti thermique jusqu’à -46 degrés Celsius dans certaines zones du Dakota du Nord et du Minnesota. Ce froid extrême risque de prolonger l’impact de la neige en retardant son dégel.
Les répercussions logistiques sont déjà visibles. Le site de suivi FlightAware recensait vendredi plus de 800 retards ou annulations de vols, affectant notamment les hubs d’Atlanta et de Dallas. Au sol, les autorités du Texas et de l’Oklahoma ont procédé au salage préventif des routes et à la fermeture des écoles. À Dallas, des scènes de ruée vers les supermarchés ont été observées, laissant des rayons vides d’eau et de denrées essentielles.
Dans ce contexte tendu, la gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, a exhorté les résidents à se préparer à plusieurs jours sans électricité. Elle a également tenu à rassurer les populations immigrées, précisant que l’accès aux services d’urgence ne devait pas être freiné par la crainte des politiques d’expulsion évoquées par l’administration fédérale actuelle.
En marge de la gestion de crise, le président Donald Trump a réagi via son réseau Truth Social. S’appuyant sur la vague de froid actuelle, il a remis en question le réchauffement climatique, une déclaration qui confond les conditions météorologiques temporaires avec les tendances climatiques à long terme.


