Cheikh Oumar Diagne revient sur le débat autour du woyofal en pointant du doigt les causes structurelles du problème énergétique au Sénégal.
Selon lui, « on parle d’une conséquence sans toucher aux causes ». Cheikh Oumar Diagne dénonce la dépendance de la Senelec vis-à-vis de producteurs privés étrangers et appelle à une refonte de la gouvernance du secteur pour renforcer l’autonomie énergétique du pays.
Texte in extenso :
Woyofoul, ma contribution.
Depuis quelques jours, le débat tourne, à juste titre, autour de notre fameux woyofal. A mon avis, on parle d’une conséquence sans toucher aux causes !
Le probleme véritable se situe aux systèmes de production de l’énergie par la Senelec et ses prestataires (ancien ministre de l’énergie, ancien directeur et étrangers) qui facturent différemment le prix du kwh. La Senelec malgré son monopole et tous les moyens a sa disposition, ne produit que moins de 30% de l’énergie que nous consommons. Elle achète le reste à des groupes privés et des hommes d’affaires étrangers (producteurs indépendants).
Les centaines de millards (+ de 450) que payent la Senelec chaque année aux prestataires pour la fourniture, pouvaient construire de nouvelles centrales consolidant ainsi son autonomie.
La réalité est qu’à la Senelec, continuité mofa am car le DG actuel était le bras droit de Biteye, son SG et son ami ! Il faudra parler du bateau turc et de son contrat désavantageux; de WAE, et des mafias qui contrôlent toute la chaîne énergétique de notre pays.
Le développement commence par la maîtrise de l’énergie. La Senelec nous vend le kwh à 150 francs pendant que l’IRED recommande 30 francs dans notre zone.
La Senelec peut beaucoup apporter à l’état si sa gestion est repensée et sa gouvernance optimisée 🙏. Et dire que le Sénégal vend de l’énergie aux pays frontaliers … .

