Selon Ndiaga Sylla, expert électoral, la coïncidence entre la session du conseil municipal de Dakar prévue le 25 août 2025 pour le remplacement du maire et l’audience de référé aux fins de suspension fixée par la Cour suprême le 18 septembre 2025 soulève d’importantes questions juridiques et institutionnelles.
Il s’interroge notamment sur le droit de l’autorité administrative à convoquer la session alors qu’un recours pour excès de pouvoir est déjà pendante devant la Cour suprême. Concernant le camp Barthélémy Dias, il se demande si ces conseils devaient attendre la tenue de la session municipale pour solliciter le référé aux fins de suspension.
Ndiaga Sylla propose, par souci d’élégance républicaine et pour respecter l’esprit de la loi organique sur la Cour suprême, que la session municipale soit décalée afin d’éviter tout conflit entre l’exécution de la décision administrative et la décision judiciaire à venir.
« Au cas contraire, qu’adviendra-t-il si, à l’audience du 18 septembre, la Cour suprême annule la décision du préfet de Dakar portant « déclaration de démission de mandat de conseiller municipal de la Ville de Dakar » concernant B. Dias », s’interroge-t-il.

