Le Front pour la Défense de la République (FDR) fustige la gestion économique et politique du Sénégal, pointant un « naufrage économique » qui contraste « de façon indécente avec l’opulence affichée par l’élite au pouvoir ».
Le communiqué dénonce notamment « l’acquisition de véhicules de luxe pour les députés, via des mécanismes de financement opaques », qualifiée d’« insulte à la souffrance des ménages ».
Sur le plan institutionnel, le FDR alerte sur un « affaissement moral de l’État », évoquant le maintien du Premier ministre malgré « un manifeste conflit d’intérêts » et la dégradation du climat politique jusque dans la majorité parlementaire, où les invectives « n’épargnent plus le Président de l’Institution ».
Le Front critique également « l’opacité » entourant les réformes constitutionnelles, craignant « une instrumentalisation de la loi fondamentale à des fins politiciennes » et appelant à « la transparence totale » sur ces projets.
Face à ces dérives, le FDR appelle à « la coordination des initiatives de toutes les forces politiques, syndicales et associatives » et annonce des rencontres avec l’opposition pour « construire un bloc puissant pour faire barrage à l’incompétence et aux injustices ».
Sur le plan interne, le Front a désigné Oumar Sarr comme nouveau coordonnateur et prévoit de « renforcer son action par davantage de descentes sur le terrain » auprès des populations affectées.6



