La dynamique économique turque poursuit sa trajectoire avec de nouvelles projections gouvernementales. Lors d’une rencontre régionale stratégique dans le Caucase, les autorités d’Ankara ont exposé les ambitions de croissance du pays à court et moyen terme, mettant en lumière une évolution notable sur les deux dernières décennies.
L’annonce a été formulée par le ministre turc du Commerce, Omer Bolat, à l’occasion du Forum d’affaires Türkiye-Azerbaïdjan-Géorgie qui s’est tenu jeudi à Tsinandali, en Géorgie. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la déclaration fixe un objectif précis : le Produit intérieur brut (PIB) de la Türkiye devrait atteindre la barre des 1 600 milliards de dollars à l’horizon 2026.
Pour illustrer cette progression, le ministre a établi une comparaison avec le début des années 2000. Ce volume représente une multiplication par six par rapport aux données de 2002, année marquant l’arrivée au pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan. Sur le plan individuel, le PIB par habitant est attendu à 18 000 dollars dès cette année, soit un niveau cinq fois et demi supérieur à celui d’il y a vingt-deux ans. Des indicateurs qui positionnent aujourd’hui la Türkiye comme la cinquième plus grande économie d’Europe.
Au-delà des données nationales, l’événement a mis en exergue les enjeux de coopération régionale. Qualifiant cette rencontre de « Davos du Caucase », Omer Bolat a souligné le rôle de carrefour de cette zone, identifiée comme un axe de transition essentiel entre l’Est et l’Ouest, ainsi qu’entre le Nord et le Sud. La position géostratégique de la Türkiye, couplée à celles de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie, place ce trio au centre des routes mondiales de logistique et de transfert d’énergie.
Les perspectives de développement s’orientent désormais vers une intensification du commerce international et des investissements conjoints. Les secteurs prioritaires ciblés par ces pays incluent l’exploitation portuaire, le transport aérien, les technologies de l’information et l’intelligence artificielle. Pour concrétiser cette vision, le ministre a rappelé la responsabilité des pouvoirs publics, dont la mission est de faciliter les démarches des entreprises afin d’aboutir à une intégration économique régionale plus étroite.

