La récente communication du Premier ministre Ousmane Sonko concernant le secteur industriel a fait réagir les acteurs majeurs de la construction. Les quatre entreprises de cimenterie opérant au Sénégal ont apporté une réponse commune sur leurs engagements financiers, tout en abordant la question spécifique des audits de leurs contrats miniers.
Selon les informations relayées par IGFM, les industriels ont tenu à clarifier l’origine du manque à gagner pour l’État, récemment évoqué dans le débat public. Ces montants découlent des mécanismes incitatifs accordés par l’État lui-même. Ces dispositifs, inscrits dans des conventions, constituaient des instruments de politique économique visant à attirer les capitaux et à accélérer l’industrialisation. Notre rédaction note que les cimentiers précisent que ces accords ont été signés en stricte conformité avec le code minier en vigueur au moment de leurs installations respectives.
Concernant l’examen de ces contrats, les entreprises confirment avoir pleinement coopéré aux récents audits initiés par les autorités. Elles soulèvent toutefois un point de procédure : à ce jour, les rapports finaux issus de ces contrôles n’ont été ni officiellement restitués ni validés. Les industriels demandent que ces conclusions fassent l’objet d’une présentation dans un cadre officiel et transparent, qualifiant la situation actuelle de débat administratif qui ne devrait pas affecter les investissements industriels déjà engagés.
Sur le plan économique, le secteur met en avant plus de 600 milliards de FCFA d’investissements réalisés sur les cinq dernières années, générant plus de 10 000 emplois directs et indirects. Les industriels soulignent également qu’ils maintiennent les prix du ciment parmi les plus bas d’Afrique de l’Ouest.
Face aux tensions géopolitiques mondiales et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, les cimenteries signalent une pression importante sur les coûts de l’énergie, du transport et des intrants. Une dynamique qui pourrait entraîner des hausses des coûts de production et alimenter l’inflation. Dans ce climat, elles réitèrent leur entière disponibilité à poursuivre un dialogue constructif avec les institutions de l’État.


