L’éventualité d’un déploiement de troupes américaines sur le sol iranien suscite des remous au sein du Parti républicain. Face aux options militaires actuellement à l’étude au Pentagone, plusieurs figures politiques proches de Donald Trump imposent de nouvelles limites à leur soutien à l’effort militaire.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le Washington Post a révélé que le Pentagone prépare des plans pour des opérations terrestres limitées en Iran. Ces préparatifs cibleraient notamment l’île de Kharg et des sites stratégiques situés près du détroit d’Ormuz. Karoline Leavitt, attachée de presse de la Maison-Blanche, n’a pas démenti ces informations. Elle a précisé qu’il incombe au département de la Défense de préparer diverses options pour offrir une flexibilité maximale au commandant en chef, tout en soulignant que Donald Trump n’a pas encore pris de décision définitive sur ce point.
Cette perspective a immédiatement fait réagir la représentante républicaine Nancy Mace. Au sortir d’une séance d’information classifiée à la Chambre des représentants, l’élue a fermement exigé que le Congrès américain soit consulté avant tout déploiement. Lors d’une intervention sur CNN, elle a déclaré que l’engagement de l’infanterie de marine et de la 82e division aéroportée s’apparenterait à une guerre terrestre nécessitant l’autorisation formelle et préalable des parlementaires.
Cette ligne est défendue par d’autres membres influents du mouvement conservateur. Matt Gaetz, ancien membre du Congrès et allié de Donald Trump, a publiquement mis en garde contre une invasion terrestre qui, selon lui, affaiblirait l’économie américaine en provoquant une hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires. De leur côté, les représentants Eli Crane et Derrick Van Orden, tous deux anciens militaires, ont indiqué que leur soutien à la guerre actuelle serait remis en question si des troupes au sol étaient déployées.
Depuis le lancement des opérations conjointes par les États-Unis et Israël le 28 février, dans un contexte de vaste escalade régionale, le président américain a maintenu que toutes les options restaient envisageables. Si la direction du renseignement national estime que les capacités militaires de Téhéran ont été réduites, les experts soulignent que la seule force aérienne ne suffira pas à détruire totalement le programme nucléaire iranien ou à modifier la structure du pouvoir en place.
Sur le terrain, la présence militaire américaine continue de s’intensifier. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé l’arrivée de 3 500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient à bord de l’USS Tripoli. Par ailleurs, 2 000 soldats de la 82e division aéroportée, initialement basés dans la région Asie-Pacifique, ont été récemment redirigés vers cette zone de conflit.


