Une sortie festive organisée dans le cadre des célébrations scolaires a pris une tournure judiciaire au tribunal de Dakar. Alors que des élèves célébraient une étape symbolique de leur cursus, une plainte déposée par la mère d’une participante met en cause un agent de sécurité d’un établissement de nuit réputé, accusé d’avoir profité de sa fonction pour isoler une mineure.
Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 5 au 6 février, en marge de la soirée communément appelée « 100 jours avant le baccalauréat ». La plaignante, A. L., élève dans un établissement de la capitale, s’était rendue à la discothèque « Vogue » en compagnie de son petit ami et de plusieurs camarades de classe. Selon les éléments rapportés par nos confrères d’IGFM, reprenant le récit de Libération, l’incident a débuté aux alentours de 4 heures du matin, suite à un passage aux toilettes.
La jeune fille, ayant sollicité l’aide de son compagnon pour ajuster la fermeture de sa robe, a été surprise par M. S. Diagne, l’un des vigiles des lieux. Ce dernier, intervenant dans l’exercice de ses fonctions, a ordonné au couple de quitter l’établissement, imposant toutefois qu’ils empruntent des sorties distinctes. C’est à cet instant précis, alors que la lycéenne se dirigeait vers les escaliers de service sur instruction de l’agent, que la situation aurait dérapé.
Dans sa déposition, la victime présumée affirme que le vigile l’a suivie avant de la saisir par le cou pour tenter de l’embrasser de force. L’adolescente explique avoir réussi à se défaire de son emprise pour prendre la fuite. Revenue brièvement à l’intérieur pour retrouver son accompagnant, elle aurait de nouveau fait face à l’agent de sécurité. Ce dernier, sans user de violence physique cette fois, lui aurait tendu son téléphone pour exiger son numéro. Sous le coup de la peur, A. L. déclare avoir communiqué un contact erroné avant de quitter les lieux.
Interpellé suite à la plainte de la mère de la victime, M. S. Diagne a livré une version contradictoire aux enquêteurs. S’il reconnaît avoir demandé le numéro de téléphone de la jeune fille, il nie catégoriquement toute tentative d’agression sexuelle. Pour justifier l’isolement de la mineure, il soutient avoir surpris le couple dans une « position indécente » et avoir conduit l’élève « dans un autre local juste pour lui faire des observations sur le respect du règlement intérieur ». Le mis en cause a été déféré au parquet ce mercredi.


