Aux premières heures de ce vendredi, le système d’alerte aérienne a retenti dans plusieurs zones névralgiques du Proche-Orient. Cette situation marque un nouveau palier dans l’escalade militaire qui oppose les puissances de la région depuis plusieurs semaines.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, des explosions ont été entendues à Jérusalem, à Tel-Aviv ainsi que dans leurs périphéries. L’armée israélienne a officiellement fait état de la détection de trois vagues successives de missiles en provenance d’Iran, tirées dans un intervalle de moins d’une heure.
Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth précise que les sirènes ont également été déclenchées dans la région de Jérusalem et en Cisjordanie pour alerter les populations de ces frappes entrantes.
Cette offensive de Téhéran s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes amorcé le 28 février dernier. À cette date, une opération militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran avait causé la mort d’environ 1 300 personnes. Parmi les victimes figurait le guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei.
Depuis cet événement, les forces iraniennes ont initié une série de représailles. L’Iran a dirigé plusieurs frappes de drones et de missiles vers Israël, mais également vers la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des bases militaires américaines. Ces opérations ont engendré des pertes humaines et des dégâts matériels sur diverses infrastructures, tout en provoquant des perturbations directes sur les marchés mondiaux et le trafic aérien international.


