La Faculté des Sciences et Techniques (FST) de l’Université Cheikh Anta Diop a servi de cadre à une rencontre axée sur la place des femmes dans les filières scientifiques. Organisée par la cellule dakaroise de l’Association des femmes mathématiciennes du Sénégal (AiMS), cette journée s’est tenue en marge des commémorations de la Journée internationale des droits des femmes. Selon les informations relayées par le journal Sud Quotidien, l’événement a réuni chercheurs, enseignants et étudiants dans un amphithéâtre comble, autour d’une ambition commune pour l’avenir académique des étudiantes.
Lors de cette rencontre placée sous le thème « Femmes et sciences », la présidente de l’AiMS, Dre Adjaratou Arame Diaw, a d’emblée fixé le cap. La spécialiste en géométrie et maître de conférences en mathématiques a insisté sur la nécessité de dépasser la simple célébration symbolique de la date du 8 mars. L’objectif affiché par l’association est d’accroître la visibilité des femmes scientifiques, de susciter des vocations et de soutenir les parcours académiques jusqu’au master et au doctorat. Elle a également plaidé pour l’instauration d’un cadre de recherche inclusif permettant à chacun d’évoluer avec légitimité.
Cette volonté de créer une dynamique pérenne s’appuie sur la mise en avant de figures inspirantes. Dre Coura Baldé, directrice académique de l’AiMS, a orienté son discours vers les étudiantes présentes, les invitant à s’inspirer des professionnelles exerçant déjà au sein de la Faculté pour se convaincre de leur propre capacité de réussite.
Du côté du corps professoral, l’initiative a reçu un soutien institutionnel appuyé. Le professeur Ba Bakary Manga, expert en analyse à la FST, a rappelé que l’évolution des mathématiques et des sciences requiert la participation de tous, qualifiant l’intégration des femmes de condition indispensable au progrès scientifique et d’exigence d’équité. Un constat partagé par le chef du département de mathématiques et informatique, Pr Masseye Gaye, qui a relevé un déficit de valorisation des modèles féminins et appelé à une mobilisation collective pour y remédier.
Clôturant les travaux, le doyen de la FST, Ismaila Diouf, a réaffirmé que l’espace universitaire doit rester régi par le mérite, le travail et le talent. Il a toutefois précisé que l’égalité dans le domaine scientifique nécessite des actions concrètes plutôt que de simples décrets. À ce titre, il a mis en exergue les démarches entreprises par la faculté pour sensibiliser la communauté et inciter les étudiantes à poursuivre leurs cursus vers les plus hauts grades universitaires.


