Depuis la fin du mois de février, une offensive militaire majeure frappe le territoire iranien à la suite d’opérations conjointes menées par les États-Unis et Israël. Alors que la région traverse une période de turbulences, les autorités sanitaires de Téhéran viennent de consolider les données médicales remontées par les établissements hospitaliers du pays.
Selon les chiffres officiels publiés ce mardi et relayés par l’agence Anadolu, plus de 18 000 personnes ont été blessées depuis le début des hostilités. Dans le détail, 18 254 blessés ont été pris en charge avant de quitter l’hôpital, tandis que 1 070 patients demeurent en observation ou en soins. Le ministère iranien de la Santé précise également que 735 interventions chirurgicales ont été réalisées à ce jour.
Le rapport met en évidence la répartition démographique des victimes touchées par les attaques de ceux que Téhéran qualifie d’« ennemis agresseurs ». Les données consultées par notre rédaction indiquent que 226 femmes ont perdu la vie et 3 002 autres ont été blessées. L’impact sur les plus jeunes est également quantifié : 204 décès concernent des personnes de moins de 18 ans, incluant 13 enfants âgés de moins de cinq ans. Parmi les blessés, 1 275 sont des mineurs, dont 45 enfants de moins de deux ans.
Ce bilan médical s’inscrit dans le sillage des frappes initiées par Washington et Tel-Aviv le 28 février dernier. Le bilan global des pertes humaines est estimé à environ 1 300 morts, un chiffre qui inclut l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, dont l’élimination du sommet de l’État iranien a entraîné une série de représailles. L’Iran a en effet riposté par des lancements de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces opérations ont causé de nouvelles victimes, endommagé des infrastructures et perturbé le trafic aérien ainsi que les marchés mondiaux.


