Dans un climat d’extrême tension suite aux récentes frappes militaires au Moyen-Orient, la situation au sommet de l’État iranien fait l’objet de nombreuses spéculations. Une récente affirmation émanant de la presse du Golfe a poussé la diplomatie de Téhéran à réagir officiellement pour clarifier la position de son nouveau dirigeant.
Selon l’agence de presse Anadolu, l’ambassadeur d’Iran à Moscou, Kazem Jalali, a formellement rejeté les informations selon lesquelles le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, aurait été secrètement transféré en Russie pour y recevoir des soins médicaux.
Ces allégations, initialement rapportées par des médias koweïtiens, ont été qualifiées de « nouvelle guerre psychologique » par le représentant diplomatique. S’exprimant sur le réseau social X, Kazem Jalali a affirmé que les dirigeants iraniens n’ont pas besoin de fuir ni de se cacher dans des abris. « Leur place est dans les rues, parmi le peuple », a-t-il déclaré, ajoutant que le sang de Khamenei neutralise cette guerre psychologique et ce flux de mensonges.
Du côté de la Russie, la présidence a choisi la réserve. Interrogé lundi par les journalistes sur ce transfert médical supposé, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de commenter, laissant les questions de la presse sans réponse.
Cet épisode médiatique s’inscrit dans un contexte géopolitique bouleversé. Le 28 février dernier, Israël et les États-Unis ont mené une attaque militaire conjointe contre l’Iran, alors même que des pourparlers étaient en cours entre Téhéran et Washington. Ces frappes ont entraîné la mort de l’ancien guide suprême, Ali Khamenei, ainsi que celle de nombreux hauts responsables de la République islamique. En représailles, l’armée iranienne a ciblé plusieurs positions en Israël et dans des pays de la région abritant des bases militaires américaines.

