Le Moyen-Orient traverse une période de vives tensions sécuritaires. Alors que plusieurs États de la région dénoncent des violations de leur souveraineté, l’Irak vient de clarifier officiellement sa posture stratégique concernant les opérations militaires potentiellement menées depuis son sol.
Dans un communiqué publié ce jeudi, le ministère irakien des Affaires étrangères a formellement rejeté toute attaque visant les pays du Golfe ou la Jordanie. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Bagdad considère désormais que la sécurité des États arabes constitue une « partie intégrante » de sa propre sécurité nationale. Le gouvernement irakien s’engage ainsi à empêcher l’utilisation de son territoire pour lancer des offensives contre des pays tiers.
Pour joindre l’acte à la parole, les autorités irakiennes se disent pleinement disposées à examiner toute preuve ou information concernant des tirs initiés depuis leur juridiction vers des États voisins, promettant d’y répondre « de manière responsable et rapide ». Les agences de sécurité du pays coordonnent actuellement leurs actions avec leurs homologues régionaux pour maintenir ce que Bagdad qualifie de politique étrangère équilibrée.
Notre rédaction souligne que cette mise au point intervient au lendemain d’une déclaration conjointe du Koweït, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie. Mercredi, ces pays ont fermement condamné les récentes attaques iraniennes et celles de ses groupes affiliés, les qualifiant de violation flagrante du droit international, du droit humanitaire et de la Charte des Nations unies.
La région fait face à une escalade militaire continue depuis l’offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février dernier. Cette opération a fait plus de 1 340 morts, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a ciblé plusieurs pays hébergeant des installations militaires américaines, incluant Israël, la Jordanie, l’Irak et des États du Golfe, perturbant au passage le trafic aérien et les marchés mondiaux. En parallèle, diverses factions irakiennes ont mené des dizaines d’assauts contre des positions américaines tant à l’intérieur du pays que dans le reste de la région.

