L’audience tenue ce lundi au tribunal d’instance de Thiès a mis en lumière une affaire où la gravité des faits reprochés contraste singulièrement avec le motif initial du litige. Ce qui devait rester une célébration familiale s’est transformé en un dossier judiciaire complexe, nécessitant l’intervention de la justice pour arbitrer un conflit né lors d’un rassemblement festif.
Les faits, qui ont conduit au renvoi de l’affaire devant la juridiction thiessoise, remontent à une cérémonie de baptême organisée pour l’oncle de la plaignante, A. Diakhaté. Selon les éléments du dossier relayés par nos confrères de Kawtef, la tension est montée brusquement autour d’une question de partage de nourriture, transformant la fête en scène de violence.
L’incident déclencheur repose sur une tentative de la victime de rapporter chez elle une bouteille de « lakh », cette bouillie de mil traditionnelle prisée lors des cérémonies. C’est à cet instant que M. Cissé, la mise en cause, serait intervenue pour s’y opposer. Cette divergence d’appréciation sur la gestion des mets a rapidement laissé place à une altercation verbale, avant de dégénérer en affrontement physique.
L’agression décrite par la partie civile fait état d’une violence particulière. M. Cissé, aidée de sa fille Coura, aurait porté des coups à A. Diakhaté. Les conséquences physiques de cette dispute ont été attestées par un certificat médical, confirmant une incapacité temporaire de travail (ITT) de six jours pour la victime.
L’ampleur de l’incident a eu des répercussions judiciaires immédiates. Le dossier a mobilisé l’attention du tribunal, avec une soixantaine de personnes citées à comparaître, témoignant de l’impact de cette querelle sur l’entourage des deux parties. Toutefois, le jugement n’a pas été rendu ce lundi. Le tribunal a ordonné le renvoi de l’affaire au 9 février prochain, le temps de régulariser certains aspects de la procédure avant de trancher sur les responsabilités pénales de chacun.


