Révélé au grand public par l’émission On n’demande qu’à en rire, Ahmed Sylla s’est imposé au fil des années comme l’une des figures majeures de l’humour en France. Humoriste, comédien et désormais réalisateur, l’artiste poursuit un parcours marqué par la diversité des registres et des formats, de la scène aux plateaux de cinéma. Cette trajectoire connaît aujourd’hui une nouvelle étape avec la présentation de son premier long-métrage en tant que réalisateur, L’Infiltrée, dévoilé dans le cadre d’un festival de cinéma de premier plan.
Ce projet marque une évolution importante dans la carrière d’Ahmed Sylla, qui passe pour la première fois derrière la caméra tout en tenant l’un des rôles principaux. Dans L’Infiltrée, il incarne un policier amené à se déguiser en femme afin d’infiltrer un réseau criminel, un choix artistique qui s’inscrit dans la continuité de certains de ses précédents travaux comiques, notamment ses sketchs où il interprétait des personnages féminins.
La sortie et la promotion du film ont placé l’artiste sous une attention médiatique accrue, dépassant parfois le seul cadre de son travail cinématographique. Comme lors de précédentes apparitions publiques, des questions liées à sa vie privée et à son orientation sexuelle ont refait surface, en lien avec les rôles de transformation qu’il a pu incarner au cours de sa carrière.
Invité sur le plateau de l’émission Sept à Huit, Ahmed Sylla a répondu directement à ces interrogations. Il y a affirmé être hétérosexuel, précisant qu’il n’y avait, selon ses propres termes, « rien à refouler » et que ses choix artistiques ne portaient « aucun message caché » concernant son identité ou ses préférences personnelles. Il a rappelé que la comédie et le jeu d’acteur constituent pour lui un espace de liberté totale, indépendant de sa vie intime.
Cette prise de parole, relativement rare, s’inscrit dans une ligne de conduite constante chez l’artiste, qui a toujours fait le choix de la retenue sur les questions personnelles. Ahmed Sylla distingue clairement son identité publique d’artiste et sa sphère privée, qu’il entend préserver des commentaires et interprétations extérieurs.
À travers L’Infiltrée, Ahmed Sylla poursuit ainsi son évolution professionnelle, tout en réaffirmant une posture de discrétion personnelle. Entre ambition artistique et maîtrise de son exposition médiatique, il confirme sa volonté de laisser son travail primer sur sa vie privée dans l’espace public.


