La tension militaire franchit un nouveau palier au Moyen-Orient. Dans le sillage de l’offensive majeure déclenchée fin février, une nouvelle opération armée conjointe de Washington et de Tel-Aviv a frappé une zone côtière de la République islamique, nécessitant le déploiement immédiat d’importants dispositifs de secours.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les forces américaines et israéliennes ont bombardé le port Shahid Haqqani. Située à Bandar Abbas, une ville bordant le détroit d’Ormuz, cette infrastructure est habituellement réservée aux activités civiles et commerciales. Le vice-gouverneur de la province de Hormozgan, Ahmed Nefisi, a confirmé l’information auprès de l’agence de presse iranienne Tesnim, soulignant la nature non militaire du site ciblé.
À la suite de ces frappes, des équipes de recherche, de secours ainsi que des unités de sapeurs-pompiers ont été dépêchées sur les lieux. Pour l’heure, les autorités provinciales n’ont communiqué aucun bilan officiel concernant d’éventuelles pertes humaines ou l’étendue des dégâts matériels subis par les installations portuaires.
Cette nouvelle opération s’inscrit dans un contexte d’affrontement direct amorcé le 28 février dernier. À cette date, Israël et les États-Unis avaient lancé une attaque militaire contre l’Iran, rompant de fait les négociations qui étaient alors en cours entre Téhéran et Washington. En représailles, la partie iranienne avait visé plusieurs cibles sur le territoire israélien ainsi que des pays de la région abritant des bases américaines. Cette séquence d’escalade a déjà été marquée par la mort de l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, et de plusieurs hauts responsables de l’État, tués lors des précédentes frappes américano-israéliennes.


