L’enquête sur le décès de Khadija Sow connaît une évolution judiciaire majeure. Alors que les premières versions des faits évoquaient un drame accidentel ou de soudains problèmes de santé, les investigations médicales menées à l’hôpital Idrissa Pouye viennent de livrer une toute autre lecture de la situation, impliquant directement le cercle familial du principal mis en cause.
Selon les informations rapportées par IGFM, qui cite le quotidien L’Observateur, le rapport d’autopsie a révélé des éléments troublants modifiant substantiellement la qualification pénale du dossier. Les conclusions des médecins légistes ont convaincu le parquet qu’il y a eu une action volontaire. La thèse de l’accident ou de la simple altercation est désormais formellement écartée par les enquêteurs, qui privilégient l’intention de donner la mort.
Cette réorientation de l’enquête a des conséquences immédiates sur l’entourage du suspect, plus précisément sur sa mère et son beau-père. Notre rédaction note que ces derniers voient leur situation s’alourdir considérablement face à la justice. Initialement soupçonnés de non-assistance à personne en danger, ils font à présent l’objet de poursuites pour atteinte à l’administration de la justice.
Les autorités leur reprochent d’avoir délibérément tenté d’entraver la bonne marche des investigations. Ils sont notamment accusés d’avoir diffusé de fausses informations dans le but de discréditer l’enquête, en s’activant pour faire valider la thèse initiale selon laquelle Khadija Sow aurait succombé à de « simples maux de tête ».
Face à ces nouveaux éléments à charge, les trois mis en cause ont été placés en garde à vue. Selon nos sources, leur présentation devant le parquet est programmée pour ce lundi 30 mars, ouvrant ainsi la voie à une instruction judiciaire plus approfondie.


