
Durant cette deuxième année du quinquennat de Bassirou Diomaye Faye, le gouvernement a poursuivi la dynamique de transformation institutionnelle engagée depuis 2024, marquée par la rationalisation de l’État, l’accélération des réformes structurelles et une affirmation progressive de la souveraineté économique et sécuritaire du Sénégal. Retour sur les principales dates clés qui confirment la trajectoire de transformation nationale.
3 avril 2025 : relance de la réforme de la justice
Dans son message à la Nation, le chef de l’État fait le point sur l’avancement des réformes issues des Assises de la justice. Plusieurs textes majeurs sont finalisés, notamment ceux relatifs à la future Cour constitutionnelle, à la révision constitutionnelle et au Conseil supérieur de la magistrature, en attente de leurs décrets d’application.
Le président annonce également des innovations importantes, dont la création d’un juge des libertés et de la détention, ainsi que la révision du Code pénal et du Code de procédure pénale. L’objectif affiché est clair : moderniser la justice, renforcer l’État de droit et améliorer l’accès des citoyens à une justice plus transparente et efficace.
7 avril 2025 : Révélation d’un niveau d’endettement supérieur à 100 % du PIB
Le gouvernement révèle un niveau d’endettement supérieur à 100 % du PIB, ouvrant une phase de concertation renforcée avec le Fonds monétaire international (FMI).
À Dakar, le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, échange avec le président de la République sur la situation économique et les mesures de redressement des finances publiques. Le FMI salue des discussions constructives et réaffirme son engagement à accompagner le Sénégal dans ses efforts de transparence, de soutenabilité budgétaire et de réforme structurelle.
1er mai 2025 : Signature du Pacte national de stabilité sociale
En présence des centrales syndicales, le gouvernement et les partenaires sociaux signent le « Pacte national pour la stabilité sociale et une croissance inclusive et durable ».
Ce texte vise à consolider un climat social apaisé et à renforcer le dialogue entre l’État et les travailleurs. Dans le même élan, le Conseil des ministres du 21 mai valide plusieurs réformes institutionnelles, notamment dans les secteurs stratégiques du pétrole et du transport aérien.
17 juillet 2025 : fin de la présence militaire française à Dakar
Une cérémonie officielle consacre la rétrocession de plusieurs emprises militaires françaises, dont le camp Geille de Ouakam, en présence des autorités militaires sénégalaises et françaises.
Cette étape marque la fin progressive de la présence militaire française sur le territoire national, conformément aux orientations des autorités sénégalaises. Elle symbolise une nouvelle phase de souveraineté sécuritaire pour le pays, avec la reprise complète de la gestion des infrastructures stratégiques par les forces armées nationales.
6 septembre 2025 : nomination d’un gouvernement « resserré et efficace »
Un remaniement ministériel a été effectué au Sénégal le 6 septembre, marquant une réorganisation de l’exécutif avec l’arrivée de nouveaux ministres et le départ de certaines figures, notamment aux portefeuilles de la Justice, de l’Intérieur et du Tourisme. Yassine Fall a été nommée ministre de la Justice, Mouhamadou Bamba Cissé à l’Intérieur, Amadou Ba à la Culture, à l’Artisanat et au Tourisme, tandis que Cheikh Niang prend la tête de la diplomatie. À cette occasion, le Premier ministre Ousmane Sonko a appelé à un gouvernement plus rigoureux et entièrement mobilisé, insistant sur l’accélération des réformes prioritaires, notamment dans la justice, l’emploi des jeunes et la transformation de secteurs stratégiques comme les pêches, afin de répondre plus efficacement aux attentes sociales et économiques du pays.
11 octobre 2025 : contestation de la dégradation de la note souveraine
Le Sénégal conteste fermement la dégradation de sa note par les agences de notation, dénonçant une appréciation jugée « spéculative et biaisée ».
Le gouvernement met en avant les réformes engagées et le plan de relance économique « Jubbanti Koom », tout en reconnaissant un contexte marqué par un déficit élevé et une dette estimée à près de 119 % du PIB. Parallèlement, des négociations se poursuivent avec les partenaires financiers pour restaurer la stabilité macroéconomique.
12 novembre 2025 : vers un Comptoir national de l’or
Le chef de l’État engage une réforme stratégique du secteur minier autour de la transparence et de la souveraineté économique.
Il ordonne la finalisation du nouveau Code minier, la restructuration des sociétés publiques du secteur et la création du Pôle industriel minier de Matam. La mise en place d’un Comptoir national de l’or est également décidée afin d’améliorer la traçabilité et de maximiser les retombées économiques nationales.
11 décembre 2025 : réformes de l’enseignement supérieur
Face aux tensions dans les universités publiques, le président appelle à une réforme profonde du système d’enseignement supérieur.
Il demande une évaluation du plan d’urgence sectoriel, une révision du système LMD, un audit global des ressources et une accélération de la digitalisation des formations. L’objectif est de renforcer la gouvernance universitaire et d’adapter les formations aux besoins économiques du pays.
21 janvier 2026 : réception des Lions et primes exceptionnelles
Le président reçoit l’équipe nationale de football après une performance internationale remarquable.
À cette occasion, des primes exceptionnelles sont annoncées : 75 millions de FCFA par joueur, des parcelles sur la Petite-Côte, ainsi que des dotations pour l’encadrement technique et administratif. Un geste fort salué dans le monde sportif et au-delà.
11 février 2026 : plan spécial pour le Sénégal oriental
À la suite d’une tournée économique, le président lance le « Plan Diomaye pour le Sénégal oriental », destiné à réduire les déséquilibres territoriaux.
Ce programme vise à renforcer les infrastructures, les services publics et l’accès à l’eau, à l’électricité et aux transports dans les régions de Tambacounda et Kédougou. Il inclut également la relance du rail, le développement du port sec de Tambacounda et la valorisation du parc du Niokolo-Koba.
4 mars 2026 : rationalisation du secteur parapublic
Le gouvernement annonce une réforme majeure du secteur parapublic avec la suppression de 19 entités et le repositionnement de 10 autres.
Cette restructuration vise à réduire les doublons, améliorer l’efficacité administrative et générer des économies budgétaires significatives. Elle s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation de l’État et de maîtrise des finances publiques.
11 mars 2026 : recrutements massifs dans la santé et l’éducation
Un vaste programme de recrutement est annoncé pour renforcer les services publics essentiels.
Il prévoit l’intégration de 4 350 enseignants et 2 500 agents de santé, dans le cadre du Pacte de stabilité sociale. Cette mesure vise à combler les déficits structurels et à améliorer durablement la qualité des services dans deux secteurs jugés prioritaires.
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