Le Moyen-Orient traverse une phase de turbulences militaires majeures suite à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. Face à cette instabilité qui déborde sur les pays voisins, la diplomatie égyptienne a initié une série de consultations au sommet avec plusieurs capitales arabes. L’objectif immédiat est de coordonner une réponse face aux menaces frontalières et aux fermetures d’espaces aériens, tout en posant les jalons d’une nouvelle architecture sécuritaire régionale.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelaty, s’est entretenu par téléphone avec ses homologues du Koweït (Jarrah Jaber Al-Ahmad Al-Sabah), de Bahreïn (Abdellatif bin Rashid Al-Zayani) et de Jordanie (Ayman Safadi). Selon un communiqué officiel égyptien cité par l’agence Anadolu, ces échanges visaient à examiner les mesures capables de freiner l’escalade militaire en cours.
La région est profondément marquée par les hostilités déclenchées le 28 février dernier. L’offensive menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, qui a coûté la vie à des centaines de personnes dont le guide suprême Ali Khamenei, a entraîné une riposte de Téhéran. Des frappes de drones et de missiles iraniens ont ciblé Israël ainsi que des pays du Golfe abritant des bases américaines, touchant des infrastructures civiles, des aéroports et des ports.
Lors de ses discussions, le chef de la diplomatie égyptienne a abordé les répercussions logistiques directes de ces attaques. Avec ses homologues koweïtien et bahreïnien, il a fait le point sur les mesures préventives adoptées, notamment la suspension du trafic aérien et la fermeture des espaces aériens. Le Caire a fermement condamné ces agressions visant la Jordanie et les États du Golfe, les qualifiant de violations du droit international susceptibles de plonger la région dans le chaos.
Au-delà de l’appel à un arrêt immédiat des combats, Badr Abdelaty a mis sur la table une proposition structurelle pour l’après-guerre. Insistant sur la nécessité d’une vision claire pour les futurs arrangements régionaux, le ministre a plaidé pour l’activation des mécanismes de coopération arabe et la création d’une force arabe commune. Cet outil de sécurité conjoint aurait pour mission de garantir la sécurité nationale des États de la région, de protéger leurs ressources et d’assurer un environnement stable face aux crises actuelles.

