Les répercussions des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran continuent d’affecter l’économie mondiale, poussant certains États à prendre des dispositions urgentes. En Afrique du Sud, la hausse soudaine des cours du pétrole a contraint les autorités à intervenir directement sur leur structure fiscale pour tenter de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs et l’équilibre macroéconomique du pays.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le Trésor national sud-africain, conjointement avec le ministère de l’Énergie et des Ressources minières, a acté une baisse temporaire de la taxe générale sur les carburants (GFC). Concrètement, cette décision se traduit par une réduction de 3,00 rands par litre (environ 0,15 euro). Appliquée sur une période allant du 1er avril au 5 mai, elle fait chuter la charge fiscale sur l’essence de 4,1 à 1,1 rand par litre, et celle sur le diesel de 3,93 à 0,93 rand par litre.
Notre rédaction note que cette intervention étatique représente un manque à gagner estimé à 6 milliards de rands pour les caisses publiques (près de 15,7 milliards de livres turques). Ce choix budgétaire est justifié par le gouvernement par la nécessité absolue de contenir l’inflation, particulièrement sur les denrées alimentaires et les coûts de transport.
Toutefois, cet allègement fiscal se heurte à la dynamique du marché international. Malgré la réduction de la taxe, les tarifs à la pompe subiront une hausse effective dès minuit. L’essence augmentera de 3,06 rands par litre, tandis que le diesel connaîtra une augmentation comprise entre 7,37 et 7,51 rands par litre.
Les acteurs sociaux ont pris acte de ces annonces. Dans une déclaration écrite, la COSATU, principale confédération syndicale du pays, a qualifié la décision gouvernementale de « première étape positive ». L’organisation syndicale estime néanmoins que des dispositions supplémentaires demeurent indispensables pour compenser la flambée continue des prix du carburant engendrée par le conflit au Moyen-Orient.

