𝐌𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐝𝐨𝐮 𝐍𝐝𝐨𝐲𝐞, retraité du Barreau de Paris et juriste sénégalais, revient sur la controverse entourant la finale de la CAN remportée par le Sénégal, mais attribuée ensuite au Maroc après une décision du comité d’appel de la CAF. Le Sénégal a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour contester cette décision. Et la robe noire de dénoncer une mauvaise interprétation du droit par la CAF.
« Je connais le monde judiciaire francophone et je dis simplement qu’il s’agit d’une défense », explique Me Ndoye.
« Le Sénégal a parfaitement raison de saisir le tribunal et l’argument essentiel est un argument de droit. Le comité de la CAF a mal interprété le texte. Ce texte ne donne pas le pouvoir de sanctionner le Sénégal après coup. L’arbitre, au cours du match en cours, ne l’a pas fait et a accepté la procédure du match. De plus, les Marocains ont continué le jeu. »
Pour le juriste, cette décision remet en question l’intégrité sportive : « Aucune équipe n’a plus intérêt à se donner sur les terrains, à s’entraîner dur pour gagner un match, si un organisme administratif peut un jour annuler le résultat. Je ne juge pas les raisons, je fais seulement observer le droit. Il y a des règles qu’il faut savoir interpréter. »
Me Ndoye insiste sur la légitimité du recours du Sénégal : « Ce sont des personnes qui jugent, mais quelles sont leurs qualifications juridiques ? Sur ce chapitre, le TAS doit annuler ce qui a été fait contre le Sénégal. Le football africain mérite que ses décisions respectent le droit et la performance sportive. »
🚨 𝐋’𝐀𝐑𝐆𝐔𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐐𝐔𝐈 𝐏𝐄𝐔𝐓 𝐅𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐓𝐎𝐌𝐁𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐄́𝐂𝐈𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐂𝐀𝐅 🇸🇳🇲🇦
En droit, les mots ont un sens. L’Art. 82 vise la « compétition en cours ».
𝐋𝐞 𝐧œ𝐮𝐝 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞̀𝐦𝐞 : Peut-on éliminer une équipe d’un tournoi dont le rideau est… pic.twitter.com/yIpfNrUFzm— 𝕁𝕦𝕝𝕚𝕖 𝕝𝕒 𝕡𝕝𝕦𝕞𝕖 🪶 𝕁 (@Eveil_Strategie) April 5, 2026


