La police britannique a procédé à l’arrestation de sept personnes ce dimanche, lors d’un rassemblement organisé près d’une base aérienne de la Royal Air Force (RAF) dans l’est de l’Angleterre. Les manifestants s’étaient réunis pour dénoncer l’utilisation présumée de cette installation par les forces américaines dans le cadre de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, les cinq hommes et deux femmes ont été interpellés à proximité du campement pour la paix installé aux abords de la base de Lakenheath. L’Alliance de Lakenheath pour la paix, qui a organisé la manifestation, a précisé que le motif de ces arrestations reposait sur les inscriptions figurant sur les vêtements des militants : « Nous nous opposons au génocide, nous soutenons Palestine Action ».
Les forces de l’ordre ont justifié ces interpellations par des soupçons de soutien à une organisation interdite. Le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer a en effet classé Palestine Action comme organisation « terroriste » l’année dernière. Bien qu’un tribunal ait jugé cette interdiction « disproportionnée » en février dernier, l’appel interjeté par le gouvernement maintient la mesure en vigueur, rendant pénalement répréhensible toute appartenance ou tout soutien au groupe.
La police a souligné dans un communiqué qu’elle avait le devoir d’appliquer la loi « telle qu’elle est actuellement, et non telle qu’elle pourrait être à l’avenir ». Deux autres manifestants avaient déjà été arrêtés samedi sur le même site et inculpés pour entrave à la voie publique. D’après le collectif Defend Our Juries, plus de 2 700 personnes ont été arrêtées et des centaines inculpées lors de rassemblements en lien avec ce groupe.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte géopolitique tendu. Le Royaume-Uni a autorisé les États-Unis à utiliser ses bases militaires pour mener des opérations qualifiées de « défensives » contre l’Iran et pour protéger le détroit d’Ormuz, zone de transit de 20 % du pétrole mondial. Parallèlement, le président américain Donald Trump a publiquement critiqué Keir Starmer, estimant que son soutien dans le conflit contre l’Iran reste insuffisant.


