La sécurisation du détroit d’Ormuz cristallise les divergences entre Washington et ses partenaires traditionnels. Alors que les États-Unis tentent de mettre sur pied une coalition navale internationale dans le cadre de la guerre contre l’Iran, plusieurs pays ont officiellement décliné l’invitation, provoquant une mise au point directe depuis le Bureau ovale.
Lors d’une rencontre avec le Premier ministre irlandais Michael Martin, Donald Trump a réagi au manque d’engouement occidental pour cette initiative militaire. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le président américain a assuré que son pays n’avait « besoin d’aucune aide » pour rouvrir ce couloir maritime stratégique, par lequel transitent 20 à 30 % du pétrole mondial.
Les critiques de Donald Trump se sont particulièrement concentrées sur l’OTAN. Qualifiant la position de l’alliance de « très stupide erreur », il a rappelé le déploiement de milliers de soldats américains à travers le monde, s’étonnant du manque de réciprocité. La France et le Royaume-Uni ont également été ciblés. Emmanuel Macron a catégoriquement exclu toute participation française aux opérations, soulignant que Paris n’est pas partie prenante au conflit. De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer a minimisé la probabilité d’un engagement de Londres, suscitant la déception du dirigeant américain.
Une série d’autres capitales, dont Berlin, Rome, Madrid, Tokyo et Séoul, ont écarté l’idée de rejoindre la coalition dans l’immédiat. Face à ces défections, Donald Trump a mis en avant le soutien des pays du Moyen-Orient. Il a salué l’attitude du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, ainsi que d’Israël. Notre rédaction note toutefois qu’aucun de ces États du Golfe n’a pour l’heure annoncé son intégration formelle à la force navale.
Sur le plan purement militaire, le président américain a estimé qu’il faudrait dix ans à l’Iran pour se reconstruire. Il a précisé que les troupes américaines ne quitteraient pas la région dans l’immédiat, bien qu’un retrait soit envisagé dans un avenir proche. Ces discussions sur la sécurité maritime interviennent dans un contexte d’extrême tension, dans le sillage direct des frappes massives ayant ciblé plusieurs installations militaires à travers le Golfe.


