Le cadre juridique sénégalais concernant les mœurs vient de connaître une évolution majeure. Une nouvelle législation redéfinissant et sanctionnant plus sévèrement les actes dits contre nature a été officiellement entérinée par le chef de l’État, suscitant de premières réactions sur la scène internationale.
Selon les informations rapportées par IGFM, le Président Diomaye Faye a promulgué une loi durcissant la répression des actes contre nature. Le texte définit précisément ces infractions comme englobant les relations sexuelles entre personnes de même sexe, la zoophilie ainsi que la nécrophilie.
Sur le plan pénal, le législateur a considérablement alourdi les sanctions. Les individus reconnus coupables de ces actes encourent désormais une peine d’emprisonnement ferme allant de 5 à 10 ans. À cette privation de liberté s’ajoutent des sanctions pécuniaires, avec des amendes fixées entre 2 et 10 millions de francs CFA. Notre rédaction note par ailleurs que le texte ne se limite pas aux actes en eux-mêmes : des dispositions spécifiques ont été intégrées pour pénaliser toute forme de promotion ou de financement de l’homosexualité.
L’entrée en vigueur de cette législation a rapidement fait réagir les instances internationales. Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a exprimé son inquiétude face à cette mesure qu’il considère comme une violation des droits humains fondamentaux.
En parallèle, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé un texte jugé discriminatoire. Ces entités soulignent que cette promulgation intervient dans un contexte où les droits des minorités sexuelles sont déjà fragilisés au Sénégal, et appellent à une mobilisation en vue d’obtenir la révision de la loi.


