Le président Bassirou Diomaye Faye a convié, ce vendredi, les députés du Pastef à un « ndogou », la traditionnelle coupure du jeûne, au Palais. La rencontre avait pour objectif annoncé de favoriser le dialogue entre le chef de l’État et les parlementaires du parti, ainsi que de renforcer les liens avec la coalition présidentielle.
Parmi les participants, la députée Mareme Mbacké a livré ses premières impressions sur le déroulement de la rencontre. Selon elle, le président Diomaye a longuement abordé ses relations personnelles et professionnelles avec Ousmane Sonko, leader du Pastef. Il a notamment évoqué leur collaboration quotidienne, les nombreuses réunions tenues jusqu’à présent, les différences d’approche qui les caractérisent, mais aussi la complémentarité qui en découle dans la gestion des affaires publiques.
La députée souligne que le président a également abordé des sujets préoccupants pour le parti, bien que ses réponses restent globales et peu explicites sur certaines questions clés, comme une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2029. D’après Mareme Mbacké, le président semble, de manière involontaire, confondre certaines dynamiques au sein de sa coalition, ce qui pourrait laisser place à des interprétations politiques.
L’analyse du discours, menée par la députée, se concentre sur trois perspectives principales. Premièrement, la candidature d’Ousmane Sonko en 2029 ne semble pas constituer une priorité immédiate pour le président Diomaye. Deuxièmement, elle suggère que la possibilité d’une seconde dissolution de l’Assemblée nationale, si la législation le permet, pourrait constituer une actualité à suivre. Troisièmement, la question du siège du Premier ministre pourrait évoluer, avec une éventuelle mise en cause ou révision du poste selon le contexte politique.


