Les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans la bande de Gaza et les territoires palestiniens, indépendamment des récents accords. De nouvelles données communiquées par les autorités sanitaires locales et un rapport conjoint de plusieurs organisations documentent l’évolution du bilan humain et les conditions de détention d’une catégorie spécifique de prisonniers.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministère de la Santé à Gaza a publié une mise à jour des pertes humaines. Au cours des dernières 24 heures, les corps de trois Palestiniens et quatre blessés ont été acheminés vers les structures hospitalières. Le document précise que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre 2025, les frappes ont fait 641 morts et 1 711 blessés, tandis que 755 corps ont été dégagés des décombres. Le bilan global depuis le début de l’offensive en octobre 2023 s’établit désormais à 72 126 décès et 171 809 blessés. Des milliers de personnes demeurent prisonnières des gravats.
Parallèlement, la question carcérale a fait l’objet d’une communication ciblée à l’occasion du 8 mars. La Société des prisonniers palestiniens, la Commission des prisonniers et des ex-détenus de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ainsi que l’Association Addameer ont diffusé une déclaration commune axée sur la situation des femmes palestiniennes.
Ce texte indique que 700 femmes ont été interpellées dans les territoires palestiniens depuis octobre 2023. À ce jour, 72 d’entre elles sont toujours maintenues en détention, majoritairement à la prison de Damon. Parmi ces détenues figurent 32 mères de famille, 19 personnes malades et trois mineures. Sur le plan juridique, 17 sont placées en détention administrative sans inculpation formelle, 16 sont poursuivies pour « provocation » et cinq pour d’autres motifs. Les arrestations concernent des profils variés, allant des étudiantes aux militantes, en passant par des mères au foyer sans engagement politique direct.
Le communiqué aborde également les conditions d’arrestation et d’incarcération. Les organisations rapportent, sur la base de témoignages, que la majorité de ces femmes ont subi des violences physiques, psychologiques et sexuelles lors de leur interpellation. Les récits documentent des faits de harcèlement, des fouilles à nu et des menaces de viol en milieu carcéral. Les trois structures signataires exigent la libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des femmes palestiniennes détenues.

