Malade je suis, car loin tu es….
Et jadis, je naquis sous ton ombre ; et vivant tu m’as rendu.
Malade je suis, car le Petit-fils de Bamba appelle le fils du Baol en exil.
Mais mon exil me sevra de la cité mère, c’est là ma maladie.
Malades sont les aspirants absents de la ville de cœur à l’appel du Petit-fils.
Frissonnant, ma peau réclame le soleil de la cité sainte.
Fiévreuse, ma chaire se languie de la nourrisse des aspirants.
Brisés, mes os n’espèrent qu’en la forteresse de la cité des cœurs.
À vif, mes nerfs frétillent à l’écho des panégyriques exaucés par l’Unique.
Meurtris, mes cinq sens réclament les minarets de la mosquée à l’appel strident.
Car Tourmentée, est l’âme réclamant le remède de la salvation qu’est l’action de Grace.
Mais le saadikh revivra le bonheur de l’accueil des pèlerins par Touba la généreuse.
Car nos refuges sont les Xassidas, ces prières exaucées du serviteur de l’Élu des êtres.
Par matlaboul chiffayi, la prière acceptée du souffrant, le malade de Touba guérira.
Par Assirou, la prière exaucée de l’exilé, nous espérons un retour triomphant.
Par Djeuzbou, la prière pour nabi, nous espérons la purification de nos cœurs.
Par Sindidi, la prière pour nos mères, nous espérons les grâces d’Allah.
Par Mouwahibou naafi, la prière des bienfaits, nous espérons les dons du Bienfaisant.
Car les Xassidas sont le legs inaltérable, la forteresse divine et la voie balisée du saadikh.
Moussa bala fofana
11-12-2014



