Les répercussions du conflit ouvert entre Téhéran, Tel-Aviv et Washington continuent de s’étendre dans la région du Golfe. Après une série d’offensives militaires directes, la riposte iranienne vise désormais des infrastructures économiques majeures situées dans les pays voisins.
Le producteur d’aluminium de Bahreïn, Alba, a officiellement annoncé ce dimanche que ses installations ont subi une attaque iranienne la veille. Le bilan de cet incident fait état de deux blessés légers parmi le personnel. L’entreprise, qui exploite la plus grande fonderie d’aluminium au monde sur un site unique, procède actuellement à l’évaluation des dommages matériels. Malgré l’impact, la direction a indiqué poursuivre ses efforts pour maintenir ses opérations et garantir la sécurité de ses employés.
Selon les informations transmises à notre rédaction par l’agence Anadolu, cette offensive a été directement revendiquée par les Gardiens de la révolution iraniens. Ces derniers ont déclaré samedi avoir pris pour cible les infrastructures d’Alba à Bahreïn, ainsi que celles d’Emirates Global Aluminium aux Émirats arabes unis. Le motif justifiant ces tirs, selon Téhéran, repose sur l’existence de liens entre ces installations et des industries américaines.
Cette extension des cibles s’inscrit dans la continuité des événements de la fin février. Le 28 février, Israël et les États-Unis avaient lancé une offensive militaire contre l’Iran, une opération intervenue alors que des négociations se tenaient entre Washington et Téhéran. Ces frappes américano-israéliennes ont notamment causé la mort de plusieurs hauts dignitaires du régime, dont l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei. En réponse, l’Iran a enclenché une vague de tirs visant Israël ainsi que plusieurs pays de la région accueillant des bases militaires américaines sur leur sol.

