L’escalade militaire en cours au Moyen-Orient pousse plusieurs chancelleries occidentales à accélérer la mise en sécurité de leurs citoyens. Face à une situation jugée volatile, le gouvernement canadien a officiellement déclenché un plan pour extraire ses ressortissants de la région du Golfe, tout en clarifiant sa position sur les récentes opérations militaires.
Selon les données communiquées par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, et relayées par l’agence Anadolu, plus de 108 000 ressortissants canadiens sont actuellement enregistrés auprès de leurs services diplomatiques dans la région. À ce jour, environ 3 500 d’entre eux ont formellement sollicité une assistance gouvernementale pour quitter cette zone de turbulences.
Pour répondre à cette demande, Ottawa a mis en place un dispositif reposant sur trois axes : l’affrètement de vols spéciaux, des réservations groupées sur des liaisons commerciales régulières, et des convois terrestres. Dès le 7 mars, un vol affrété de 180 places reliera Dubaï à Istanbul, tandis qu’un second appareil transportera 51 personnes de Dubaï vers Toronto. La ministre a précisé que les sièges vacants seraient mis à la disposition des missions européennes et des pays partenaires. Sur le plan terrestre, quatre bus offrant 180 places ont été confirmés pour assurer la liaison entre le Qatar et l’Arabie saoudite.
Au-delà du volet logistique, la diplomatie canadienne a tenu à marquer une ligne stricte concernant les développements en cours. Anita Anand a explicitement déclaré qu’Ottawa n’avait aucune intention de prendre part à l’« opération Epic Fury ». Elle a justifié cette mise à l’écart en soulignant que le Canada n’avait ni été consulté ni impliqué dans cette initiative militaire.
Cette accélération des procédures d’évacuation intervient dans un climat de tension extrême. Samedi dernier, les États-Unis et Israël ont mené une attaque de grande envergure contre l’Iran. Le bilan de ces frappes dépasse les 1 000 morts, incluant plus de 150 écolières, de hauts responsables militaires, ainsi que le guide suprême iranien Ali Khamenei, dont le décès aux côtés d’autres hauts responsables avait été confirmé. En représailles, Téhéran a lancé d’importantes salves de missiles et de drones ciblant des bases américaines, des installations diplomatiques et plusieurs villes israéliennes.

