Face à la persistance du paludisme, véritable fléau de santé publique, le gouvernement béninois passe à la vitesse supérieure. Une Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques verra prochainement le jour, marquant une nouvelle étape décisive dans la stratégie nationale d’éradication de la maladie.
Cette décision, entérinée lors du Conseil des ministres du 18 février, répond à un constat alarmant : malgré les efforts soutenus, le paludisme demeure endémique et continue de peser lourdement sur le pays. Le communiqué officiel souligne des ‘conséquences économiques, sociales et sanitaires graves’, rappelant que la maladie reste l’une des principales causes de mortalité, frappant de plein fouet les plus vulnérables, notamment les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
Placée au rang de priorité nationale, la lutte sera désormais orchestrée par cette nouvelle entité aux missions étendues. L’agence aura la charge de mener une riposte ‘coordonnée, innovante et intégrée’. Ses objectifs sont clairs : piloter la démoustication à grande échelle, renforcer la prévention, et réduire drastiquement l’incidence et la mortalité liées aux pathologies transmises par les moustiques. Un accent particulier sera également mis sur la promotion de la recherche et de l’innovation en matière de lutte anti-vectorielle.
Au-delà de l’action sanitaire directe, la mission de l’agence s’étendra à la sensibilisation des populations aux gestes préventifs et aux traitements existants. Elle apportera un soutien technique aux collectivités locales pour la gestion des nuisances et sera l’interlocuteur privilégié pour la collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux, qu’ils soient publics ou privés.
Les statuts de l’agence ayant déjà été approuvés, le gouvernement a instruit les ministres compétents de garantir son ‘opérationnalisation diligente’. Ce signal fort témoigne de la volonté politique de traduire rapidement cette décision stratégique en actions concrètes sur le terrain.


