La question du soutien de l’État sénégalais à la candidature de Macky Sall pour le secrétariat général des Nations unies cristallise les attentions. Dans une tribune publiée par le journal Le Quotidien, Idrissa Sylla expose les enjeux diplomatiques et politiques de ce dossier, plaçant l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, face à l’imminence d’une décision continentale.
Selon le texte exploité par notre rédaction, l’ancien président a officiellement saisi son successeur pour solliciter le parrainage du Sénégal. Une démarche confirmée par les autorités diplomatiques actuelles, qui ont toutefois indiqué que la réponse présidentielle interviendrait probablement après la clôture des candidatures à l’ONU. L’auteur de la tribune souligne que le temps presse : l’Union africaine a enclenché une « procédure de silence », un mécanisme institutionnel qui contraint désormais chaque chef d’État à se prononcer. Lors du dernier sommet de l’organisation, le Premier ministre Ousmane Sonko, représentant le président de la République, n’avait pas reçu mandat pour trancher cette question spécifique.
L’article revient également sur le climat politique entourant les ambitions de l’ancien chef de l’État. L’auteur fustige les tentatives visant à discréditer le profil de Macky Sall, rappelant notamment le rejet de la plainte de 168 pages déposée à la Cour pénale internationale (CPI) par l’avocat Juan Branco en juin 2023, à la suite des événements de 2021. Le contributeur du Quotidien dénonce par ailleurs les sorties médiatiques de certaines figures de l’actuel parti au pouvoir, Pastef, s’interrogeant sur la portée de leurs prises de position avant même l’officialisation de la candidature.
Face au choix attendu de l’Union africaine, Idrissa Sylla exhorte les nouvelles autorités à ne pas constituer un blocage au sein de l’organisation continentale. « Avaler l’os présente plus de risques que d’essayer de l’extraire intelligemment », prévient-il en conclusion, appelant le pouvoir en place à soutenir son prédécesseur pour consolider les chances de l’Afrique de diriger l’institution mondiale.


