Après avoir décroché son billet pour la Coupe du monde, une première depuis quarante ans, l’équipe nationale d’Irak savoure son exploit. Si les joueurs ont communié avec leur public à Bagdad, l’architecte de cette qualification a vécu des scènes de liesse à des milliers de kilomètres de là, avant de se projeter sur ses futurs adversaires, dont le Sénégal.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le sélectionneur australien de l’Irak, Graham Arnold, a eu droit à un accueil triomphal à l’aéroport de Sydney dimanche soir. Des centaines de supporters irakiens résidant en Australie se sont rassemblés pour chanter, danser au rythme des tambours et brandir des drapeaux en l’honneur du technicien de 62 ans. Ce retour intervient après la victoire 2-1 de son équipe face à la Bolivie lors de la finale des barrages intercontinentaux disputée au Mexique.
L’entraîneur n’a pas pu rejoindre la capitale irakienne pour participer aux célébrations officielles, marquées par un défilé en bus à impériale devant des milliers de personnes. « C’est incroyable. Je ne m’attendais pas à cela ici en Australie. Je tiens d’abord à m’excuser auprès de tout le monde en Irak de ne pas avoir pu y retourner pour fêter cela en raison de la fermeture de l’espace aérien », a-t-il déclaré au diffuseur australien SBS, des propos relayés par le média qatari.
Cette qualification met fin à une attente qui durait depuis 1986 pour les Lions de Mésopotamie. La campagne a été fortement perturbée par les tensions au Moyen-Orient, compliquant les déplacements de l’équipe et bloquant certains joueurs. Face à cette situation, une intervention de la FIFA a permis d’affréter un vol spécial pour acheminer la délégation au Mexique plus d’une semaine avant le match décisif. Durant le rassemblement, Graham Arnold a imposé une coupure totale des réseaux sociaux pour maintenir la concentration de son groupe face à l’actualité géopolitique.
Désormais qualifiée, la sélection irakienne se prépare à affronter un groupe relevé lors de la phase finale. L’équipe évoluera dans le groupe I, où elle croisera le fer avec la Norvège le 16 juin à Boston, puis la France, championne du monde 2018, le 22 juin à Philadelphie. Le dernier match de poule opposera les Irakiens aux Lions du Sénégal, une rencontre programmée quatre jours plus tard à Toronto, au Canada.


