Les opérations militaires en cours dans le sud du territoire libanais viennent de franchir un nouveau palier avec le ciblage direct d’une position des Nations Unies. Alors que les bombardements s’intensifient dans la région, les forces internationales présentes sur le terrain se retrouvent prises sous le feu des unités d’artillerie.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’armée israélienne a visé la zone de déploiement du contingent indonésien de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Les tirs d’artillerie ont frappé le secteur d’Adchit el-Kousayr, une localité située dans le district de Marjayoun, au sud du pays. Pour l’heure, aucun bilan officiel concernant d’éventuelles victimes ou des dégâts matériels n’a été communiqué par les autorités compétentes.
Cet incident s’inscrit dans le cadre d’une offensive militaire israélienne élargie contre le Liban, déclenchée le 2 mars dernier. L’armée israélienne avait justifié le début de ces opérations par le déclenchement de sirènes d’alerte dans le nord de son territoire, consécutif à la détection de tirs de roquettes en provenance du Liban. Depuis cette date, les frappes aériennes ont touché l’ensemble du territoire libanais, y compris la capitale Beyrouth, avant que l’état-major israélien ne décide d’étendre son intervention à une opération terrestre appuyée par des attaques maritimes et aériennes intensives.
Le bilan humain de cette escalade militaire continue de s’alourdir. Les données fournies par le ministère libanais de la Santé font état de 1 238 personnes tuées depuis le 2 mars, dont 49 victimes recensées au cours des dernières 24 heures. Le nombre de blessés s’élève à 3 543. Sur le plan humanitaire, le gouvernement libanais a recensé plus de 1 162 000 personnes déplacées à travers le pays en raison des hostilités.

