L’escalade militaire au Moyen-Orient pousse de nouvelles nations à réajuster leur posture stratégique. Face à l’intensification des hostilités dans le Golfe, le gouvernement australien a officialisé une intervention directe dans la région, justifiée par un impératif de protection de ses intérêts et de sa population expatriée.
Le Premier ministre Anthony Albanese a annoncé l’envoi imminent d’un soutien militaire à destination des Émirats arabes unis. Ce déploiement comprend des missiles air-air à moyenne portée de pointe, ainsi qu’un avion de surveillance à long rayon d’action de type E7A Wedgetail. Selon Al Jazeera, l’appareil de la Royal Australian Air Force et les 85 membres du personnel de soutien auront pour mission de sécuriser l’espace aérien au-dessus du Golfe pour les quatre prochaines semaines. Cette décision fait suite à un entretien téléphonique entre le chef du gouvernement australien et le président émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane.
L’argument central avancé par Canberra repose sur des données démographiques précises : la présence de 115 000 Australiens établis au Moyen-Orient, dont 24 000 résidant aux Émirats. « Aider les Australiens, c’est aussi aider les Émirats arabes unis et les autres pays du Golfe à se défendre contre des attaques non provoquées », a précisé Anthony Albanese. Il a fermement souligné la nature strictement défensive de l’opération, excluant toute action offensive ou déploiement de troupes au sol en Iran. Depuis la semaine dernière, environ 2 600 ressortissants australiens ont déjà quitté la région.
Cette initiative militaire a immédiatement provoqué une levée de boucliers au sein de l’opposition. La sénatrice du parti des Verts, Larissa Waters, a dénoncé un risque d’enlisement dans une guerre sans fin. Elle a fustigé un alignement sur les positions de Donald Trump et du Premier ministre israélien, refusant que l’Australie soutienne une armée accusée d’avoir causé la mort de 150 écoliers lors d’un récent bombardement.
En marge de ces annonces militaires, le gouvernement australien a également statué sur le dossier sensible de l’équipe féminine de football d’Iran. Cinq joueuses, présentes dans le Queensland dans le cadre de la Coupe d’Asie féminine 2026, ont officiellement obtenu l’asile. Les autorités leur ont délivré des visas humanitaires avant de les transférer vers un lieu sécurisé sous la protection de la police fédérale australienne.


