Les opérations militaires s’intensifient autour de la capitale libanaise. Dans le cadre de son offensive, l’armée israélienne a pris de nouvelles dispositions ciblant directement plusieurs secteurs très peuplés de la banlieue sud de Beyrouth.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, un avertissement urgent a été lancé vendredi soir en direction de la population civile. Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne pour les médias arabes, a utilisé le réseau social X pour intimer l’ordre aux habitants de sept quartiers d’évacuer immédiatement leurs domiciles.
Les secteurs spécifiquement désignés par cette injonction sont Haret Hreik, Ghobeiry, Laylaki, Hadath, Bourj el-Barajneh, Tahwitat el-Ghadir et Chiyah. L’état-major israélien justifie cette décision par l’imminence de frappes visant des « infrastructures militaires du Hezbollah » situées dans ces périmètres, exhortant les résidents à partir pour leur propre sécurité.
Cette mesure s’inscrit dans une séquence d’affrontements majeurs. L’agence Anadolu rappelle que l’armée israélienne avait signalé, le 2 mars dernier, le déclenchement de sirènes dans le nord de son territoire à la suite de tirs de missiles en provenance du Liban. En réponse, Israël a élargi son opération terrestre et intensifié ses pilonnages aériens et maritimes sur l’ensemble du territoire libanais, incluant la capitale.
L’impact de ces opérations sur la population est considérable. Les données du ministère libanais de la Santé font état de 1 021 personnes tuées et 2 641 blessés dans les attaques menées depuis le 2 mars. Parallèlement, la cellule de gestion des catastrophes rattachée au gouvernement libanais indique que le cap du million de déplacés internes a été franchi, les civils fuyant massivement les zones visées par les frappes.

