L’escalade militaire se poursuit avec une nouvelle cible désignée par Tel-Aviv. L’armée israélienne a publiquement menacé de frapper une infrastructure frontalière majeure située à l’est du Liban, enjoignant les civils présents sur les lieux à quitter immédiatement le périmètre.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a publié sur le réseau social X une carte désignant explicitement le poste frontière de Masnaa. Sur le document diffusé, le point de passage séparant le Liban de la Syrie, ainsi que l’autoroute qui y mène, apparaissent marqués en rouge, accompagnés d’un ordre d’évacuation.
Pour justifier cette menace de frappe, l’officier israélien affirme que le Hezbollah exploite ce poste frontière à des fins militaires. L’armée israélienne accuse le mouvement libanais d’utiliser cette voie de circulation pour faire transiter des armes en contrebande.
Situé dans la plaine de la Bekaa, le poste de Masnaa constitue un axe très fréquenté, principalement en raison de sa proximité avec la capitale syrienne, Damas. Cette infrastructure a déjà été la cible d’opérations de l’armée israélienne, dont la dernière attaque remonte au mois de février.
Cet ultimatum s’inscrit dans une phase d’intensification des hostilités. Depuis le 2 mars, suite à la détection de tirs de missiles vers le nord de son territoire, Israël a élargi son offensive. Outre une opération terrestre en cours, des frappes aériennes et maritimes intensives visent l’ensemble du territoire libanais, y compris la capitale Beyrouth. Le ministère libanais de la Santé dresse un bilan de 1 422 morts et 4 294 blessés depuis le début de cette nouvelle vague d’attaques.

