Une importante offensive aérienne a secoué plusieurs grandes villes israéliennes mercredi soir. De nombreuses sirènes d’alerte ont retenti à travers le pays à la suite d’une salve massive de projectiles, entraînant des interceptions et de fortes explosions dans le ciel.
Selon l’agence Anadolu, le groupe libanais Hezbollah a tiré une centaine de roquettes en une seule salve en direction du territoire israélien. La radio-télévision publique israélienne KAN a rapporté que les alertes ont d’abord été déclenchées dans le nord, notamment à Haïfa, Acre et dans la région de Krayot. L’armée israélienne a par la suite précisé que les sirènes ont également retenti dans la zone métropolitaine de Gush Dan, à Tel-Aviv, à Jérusalem et dans la plaine côtière centrale.
L’élément central de cette offensive réside dans la provenance des tirs. Les forces militaires israéliennes ont confirmé, par voie de communiqué, avoir détecté des lancements effectués simultanément depuis le Liban et l’Iran. Si la Chaîne 12 israélienne a fait état d’interceptions réussies au-dessus du centre du pays, des vidéos diffusées sur les canaux Telegram locaux montrent des impacts directs dans certaines zones du nord. Aucun bilan humain n’a été communiqué dans l’immédiat du côté israélien.
En réponse à ces tirs croisés, l’aviation israélienne a mené des frappes sur des infrastructures et des plates-formes de lancement à travers le Liban. De son côté, le Hezbollah a officiellement revendiqué cette opération, baptisée « Al-Asf Al-Ma’koul » (La Tempête dévorante).
Cette escalade s’inscrit dans une séquence de violences ininterrompues depuis le début du mois. Le 2 mars, le mouvement libanais avait initié des attaques contre des positions militaires israéliennes pour riposter aux bombardements sur le Liban, mais surtout en représailles à la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors d’une frappe américano-israélienne.
Face à cette situation, Israël a intensifié sa campagne militaire au Liban avec des frappes aériennes sur la banlieue sud de Beyrouth ainsi que sur le sud et l’est du pays, suivies d’une incursion terrestre limitée entamée le 3 mars. Selon les chiffres fournis par le ministre libanais de la Santé, Rakan Nasser El Din, ces opérations israéliennes ont causé la mort de 634 personnes, dont 91 enfants, et fait 1 586 blessés.

